Processus d'expulsion et résiliation de bail (Bail commercial) en France
Découvrez la méthode rigoureuse pour expulser un locataire sous un bail commercial en France : de l'injonction de l'huissier (commandement de payer) aux litiges sur l'indemnité d'éviction...
Avis de non-responsabilité légale
Ce contenu est fourni à titre d'information générale et éducative uniquement. Il ne constitue pas un avis juridique et ne doit pas être considéré comme tel. Les lois changent fréquemment — vérifiez toujours la réglementation en vigueur et consultez un avocat agréé dans votre juridiction pour obtenir des conseils spécifiques à votre situation. Landager est une plateforme de gestion immobilière, pas un cabinet d'avocats.Informations vérifiées pour la dernière fois le : April 2026.
L'expulsion d'un locataire titulaire d'un bail commercial (bénéficiant de la "Propriété Commerciale") est l'une des procédures judiciaires les plus techniques du droit immobilier français. Elle implique souvent des stratégies défensives complexes liées aux procédures collectives (sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire), qui peuvent retarder l'action du bailleur pendant plusieurs mois. Une distinction est faite entre l'expulsion (pour manquement contractuel, tel que le non-paiement) et le non-renouvellement (pour récupérer les locaux à la fin de la période de 9 ans).
- Résiliation pour faute (Loyers impayés) Plutôt que d'attendre l'échéance du bail, le bailleur peut demander la résiliation anticipée pour loyers impayés ou dégradations graves. La plupart des baux commerciaux incluent une clause résolutoire, prévoyant la résiliation automatique du contrat en cas de violation d'une obligation fondamentale (généralement le non-paiement ou le défaut d'assurance).
La procédure étape par étape :
- Le commandement de payer : Un commissaire de justice (anciennement huissier) signifie au locataire un "Commandement de payer visant la clause résolutoire du bail".
- Le délai d'un mois : À compter de la notification, le locataire commercial dispose d'exactement un (1) mois pour régler l'intégralité de sa dette ou remédier au manquement.
- L'assignation devant le Tribunal Judiciaire (Référé) : Si le délai expire sans régularisation complète, le bailleur peut demander au juge de constater l'acquisition de la clause résolutoire et d'ordonner l'expulsion.
- Délais de grâce : Le juge dispose d'un pouvoir discrétionnaire et peut, dans certains cas, accorder au locataire des délais de paiement (jusqu'à deux ans) et suspendre les effets de la clause résolutoire pendant cette période.
- L'ordonnance d'expulsion et l'expulsion forcée : Si le locataire ne respecte pas l'échéancier fixé par le tribunal, le bailleur peut procéder à l'expulsion forcée via un commissaire de justice et, si nécessaire, avec l'assistance de la force publique.
Note sur les faillites : Si le locataire fait l'objet d'une procédure d'insolvabilité (redressement ou liquidation), le bailleur est soumis à une "suspension des poursuites" pour les loyers antérieurs. L'expulsion pour des arriérés datant d'avant la faillite est généralement interdite pendant ces procédures.
- Le "Droit de reprise" (Refus de renouvellement à l'échéance) À la fin de la période de 9 ans, le bailleur peut choisir de refuser le renouvellement, mais cela déclenche généralement un droit à indemnisation pour le locataire.
a. L'indemnité d'éviction
En France, un bailleur qui refuse le renouvellement sans motif grave et légitime doit payer au locataire une indemnité d'éviction. Selon l'article L.145-14 du Code de commerce, cette somme doit compenser l'intégralité du préjudice causé. Elle couvre généralement :
- La perte du "Fonds de Commerce" (clientèle).
- Les frais de réinstallation et de déménagement.
- Les frais administratifs et de double loyer.
L'indemnité accordée par les juges peut être importante, atteignant parfois 100 % du chiffre d'affaires annuel ou plus. Les expertises peuvent être longues et durer plusieurs années.
b. Le bailleur est exonéré de l'indemnité seulement si :
- Il existe un "Motif grave et légitime" (ex : manquements répétés aux obligations ou loyers impayés persistants).
- Une obligation légale impose la reconstruction (ex : immeuble déclaré insalubre ou dangereux).
- Le bailleur récupère les locaux pour une liste restreinte de motifs d'habitation ou d'utilité publique.
Compte tenu du haut niveau de protection des locataires commerciaux, les bailleurs doivent documenter rigoureusement tout manquement. Retour à l' Aperçu commercial : France.
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