Hausses de loyer au Québec : calcul du TAL et processus

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Comprendre comment les hausses de loyer fonctionnent au Québec, incluant la méthode de calcul du TAL, les délais d'avis et le droit de refus.

Melvin Prince
7 min de lecture
Vérifié Apr 2026Canada flag
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Avis de non-responsabilité légale

Ce contenu est fourni à titre d'information générale et éducative uniquement. Il ne constitue pas un avis juridique et ne doit pas être considéré comme tel. Les lois changent fréquemment — vérifiez toujours la réglementation en vigueur et consultez un avocat agréé dans votre juridiction pour obtenir des conseils spécifiques à votre situation. Landager est une plateforme de gestion immobilière, pas un cabinet d'avocats.Informations vérifiées pour la dernière fois le : April 2026.

Base 2026–2027
En attente de la publication du TAL
Délai d’avis
Entre 3 et 6 mois avant la fin du terme (12 mois+)
Délai de réponse
1 mois (Le silence = acceptation)

Contrairement aux juridictions ayant des plafonds fixes de contrôle des loyers, le Québec utilise une méthode de calcul unique, basée sur les dépenses réelles, administrée par le Tribunal administratif du logement (TAL). Cela signifie que la hausse légale pour votre propriété dépend directement de ses coûts d'exploitation et améliorations spécifiques.

Le Québec a-t-il un contrôle des loyers ?

Oui, mais pas sous la forme d'un pourcentage fixe (comme 2 % ou 5 %). Le Québec repose sur une formule qui évalue les dépenses spécifiques de l'immeuble pour déterminer une hausse « juste et raisonnable ».

Chaque année, le TAL publie des « pourcentages de référence » basés sur l'inflation moyenne pour diverses catégories (ex. : taxes, assurances, énergie, réparations majeures).

Pour le cycle de renouvellement 2026–2027 (baux se terminant entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027), le TAL n'a pas encore publié l'estimation officielle de la hausse de base moyenne pour les logements non chauffés sans rénovations majeures. Toutefois, votre hausse légale pourrait être plus élevée ou plus basse selon vos factures exactes.

Comment les hausses de loyer sont calculées

La hausse légale est déterminée par la variation de vos dépenses d'exploitation au cours de la dernière année. Le TAL fournit un outil de calcul officiel qui comptabilise :

  1. Taxes municipales et scolaires
  2. Primes d'assurance
  3. Coûts d'énergie (si le chauffage/électricité est inclus dans le loyer)
  4. Coûts d'entretien
  5. Réparations ou améliorations majeures (Un pourcentage établi du coût des nouveaux toits, fenêtres, etc. peut être ajouté. Récemment, le calcul a été révisé pour permettre aux locateurs d'ajouter environ 5 % des coûts de rénovation au loyer annuel pour récupérer les investissements sur 20 ans au lieu de 30+).

Le processus d'avis et les délais

in quebec

1

Utilisez l’outil de calcul du TAL pour déterminer la hausse de loyer légale basée sur les variations des coûts d’exploitation de l’immeuble (taxes, assurances, énergie, réparations majeures).

2

Fournissez un « Avis de hausse de loyer » formel au locataire dans la fenêtre légale : entre 3 et 6 mois avant la fin du terme pour les baux de 12 mois+, 1–2 mois pour les baux plus courts.

3

Le locataire a exactement 1 mois pour accepter, refuser mais rester, ou refuser et partir. Pas de réponse = acceptation.

4

Si le locataire refuse mais reste, le locateur doit s’adresser au TAL dans un délai d’un mois pour faire fixer le loyer — sinon le bail se renouvelle à l’ancien loyer.

5

Un régisseur du TAL examine les dépenses réelles de l’immeuble et applique la formule de calcul officielle pour déterminer la hausse légale contraignante.

Pour augmenter le loyer, un locateur doit envoyer un avis formel et écrit intitulé « Avis de modification du bail et de hausse de loyer ».

Délais d'avis :

  • Bail de 12 mois ou plus : Entre 3 et 6 mois avant la fin du terme.
  • Bail de moins de 12 mois : 1 à 2 mois avant la fin du terme.

Comment le locataire peut répondre

Dès réception de l'avis, le locataire dispose d'exactement un mois pour répondre. Le locataire a trois options :

  1. Accepter la hausse : Le bail est renouvelé aux nouvelles conditions. Si le locataire ne répond pas dans le mois, il est réputé avoir accepté la modification.
  2. Refuser la hausse, mais choisir de rester : Le locataire conteste le montant mais souhaite renouveler le bail.
  3. Refuser et partir : Le locataire donne avis qu'il ne renouvellera pas le bail et quittera à la date de fin prévue.

Que se passe-t-il si le locataire refuse (Option 2) ?

Si le locataire refuse la hausse de loyer mais reste, le locateur dispose d'un mois à partir de la réception du refus pour s'adresser au TAL afin de faire « fixer » le loyer.

Si le locateur omet de s'adresser au TAL dans ce délai, le bail est renouvelé aux anciennes conditions et au même loyer.

Si le locateur dépose une demande, un juge du TAL demandera au locateur de soumettre ses dépenses d'immeuble. Le juge utilisera l'Outil de calcul du TAL pour déterminer la hausse légale stricte et l'imposer aux deux parties.

Exemptions pour les constructions neuves

En vertu de la Section F du bail obligatoire, un locateur est exempté des règles de fixation de loyer du TAL (ce qui signifie que le locataire ne peut pas refuser la hausse et doit l'accepter ou partir) si :

  • L'immeuble a été construit il y a 5 ans ou moins.
  • L'affectation de l'immeuble a été changée à résidentielle depuis 5 ans ou moins.

Pour bénéficier de cette exemption, le locateur doit avoir clairement coché et rempli la Section F du bail lors de la signature initiale par le locataire.

Comment Landager aide

Le calcul des augmentations de loyer et la gestion des délais de refus constituent sans doute la tâche administrative la plus complexe pour les gestionnaires immobiliers au Québec. Les outils d'ajustement de loyer de Landager intègrent la logique de la méthode de calcul du TAL avec vos dépenses enregistrées et vous rappellent automatiquement d'envoyer les avis dans la fenêtre légale de 3 à 6 mois.

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