Lois locateur-locataire Québec : Guide pour propriétaires
Aperçu complet des lois québécoises sur la location résidentielle, incluant les réglementations du TAL, les formulaires de bail obligatoires, les hausses de loyer et l'interdiction des dépôts de garantie.
Avis de non-responsabilité légale
Ce contenu est fourni à titre d'information générale et éducative uniquement. Il ne constitue pas un avis juridique et ne doit pas être considéré comme tel. Les lois changent fréquemment — vérifiez toujours la réglementation en vigueur et consultez un avocat agréé dans votre juridiction pour obtenir des conseils spécifiques à votre situation. Landager est une plateforme de gestion immobilière, pas un cabinet d'avocats.Informations vérifiées pour la dernière fois le : May 2026.
Les lois québécoises en matière de location résidentielle sont uniques en Amérique du Nord, favorisant fortement la stabilité des locataires et appliquant des réglementations strictes supervisées par le Tribunal administratif du logement (TAL) (anciennement la Régie du logement). Régies principalement par le Code civil du Québec (en vigueur le 1er janvier 1994), ces règles établissent un cadre rigide pour toutes les locations résidentielles dans la province.
Principales lois locatives du Québec en un coup d'œil
Formulaires de bail obligatoires
Au Québec, tous les contrats de location résidentielle doivent être documentés à l'aide du formulaire de bail officiel obligatoire publié par le Tribunal administratif du logement. Si le bail n'est pas conforme au formulaire prescrit, le locataire peut demander son annulation ou une réduction de loyer s'il subit un préjudice grave.
Si un propriétaire et un locataire concluent un accord verbal, le propriétaire est toujours légalement tenu de fournir un écrit indiquant le nom et l'adresse du locateur et du locataire, le loyer et l'adresse du logement, et précisant s'il s'agit d'un logement à loyer modique.
Pour plus de détails, consultez notre guide sur les Exigences du bail.
L'interdiction des dépôts de garantie
Le Québec est l'une des rares juridictions où les dépôts de garantie sont strictement illégaux pour les baux résidentiels. En vertu de l'article 1904 du Code civil, un propriétaire ne peut exiger d'un locataire le paiement d'aucune somme autre que le loyer, ce qui inclut l'interdiction des dépôts pour le « dernier mois de loyer », des dépôts de garantie ou des dépôts pour les clés.
Un propriétaire ne peut exiger que le paiement du premier mois de loyer au moment de la signature du bail. Bien qu'un locataire puisse volontairement offrir un dépôt pour renforcer sa candidature, le propriétaire ne peut ni le demander ni le suggérer.
Pour plus de détails, consultez notre guide sur les Dépôts de garantie.
Contrôle des loyers et hausses
Le Québec n'utilise pas de plafond en pourcentage fixe pour le contrôle des loyers. Au lieu de cela, les augmentations de loyer sont calculées selon une méthodologie spécifique qui tient compte des variations des coûts d'exploitation de l'immeuble, tels que les taxes municipales/scolaires, les assurances et les rénovations majeures.
Les propriétaires doivent envoyer un « Avis de hausse de loyer » formel au moins trois mois et au plus six mois avant l'expiration du bail si le bail est à durée fixe de 12 mois ou plus. Si le bail est à durée fixe de moins de 12 mois, l'avis doit être donné au moins un mois et au plus deux mois avant l'expiration du bail. Si le locataire refuse l'augmentation mais souhaite rester, le propriétaire doit s'adresser au TAL dans un délai d'un mois pour que le tribunal fixe le loyer.
Pour plus de détails, consultez notre guide sur les Hausses de loyer.
Procédures d'éviction et de reprise
La loi québécoise protège fortement le « droit au maintien dans les lieux » du locataire. Mettre fin à une location exige normalement que le propriétaire utilise un processus spécifique :
Reprise
Un propriétaire peut reprendre un logement pour l'habiter lui-même, ou pour y loger des membres de sa famille immédiate (enfants, parents). Un préavis de 6 mois est requis avant la fin du bail.
Éviction pour projets majeurs
Un locateur qui souhaite résilier un bail ou le modifier dans le but de subdiviser le logement, de l'agrandir substantiellement ou d'en changer la destination doit donner un préavis de six mois avant l'expiration d'un bail à durée fixe ou, dans le cas d'un bail à durée indéterminée, six mois avant la date de résiliation.
Résiliation pour défaut
Un bail peut être résilié si le locataire a plus de trois semaines (21 jours) de retard dans le paiement du loyer, ou paie fréquemment en retard, causant un préjudice grave au propriétaire.
Pour plus de détails, consultez notre guide sur le Processus d'éviction.
Cession de bail et sous-location
Les locataires ont le droit de demander une cession ou une sous-location. Les propriétaires ne peuvent refuser de consentir à une cession de bail ou à une sous-location sans un motif sérieux.
Divulgations obligatoires
Les propriétaires québécois ont des exigences de divulgation spécifiques, notamment la Section G du bail obligatoire. Le propriétaire doit divulguer le loyer le plus bas payé pour le logement au cours des 12 mois précédant le début du bail. Si un nouveau locataire découvre que le loyer a été augmenté de manière excessive par rapport au locataire précédent, il peut s'adresser au TAL pour le faire réduire.
Pour plus de détails, consultez notre guide sur les Divulgations obligatoires.
Entretien et habitabilité
Les propriétaires sont tenus de livrer la propriété en bon état et de la maintenir dans un état habitable tout au long du bail. Cela inclut la fourniture d'un chauffage adéquat. Les locataires sont responsables de l'entretien mineur, mais les réparations majeures restent la responsabilité du propriétaire.
Pour plus de détails, consultez notre guide sur les Obligations d'entretien.
Frais de retard
Toute clause d'un bail résidentiel qui prévoit une pénalité en cas d'inexécution d'une obligation par le locataire, telle qu'un frais de retard, est sans effet et ne peut être appliquée. Une telle clause est nulle et non avenue. Les propriétaires peuvent, cependant, réclamer des intérêts au taux légal s'ils poursuivent le loyer impayé devant le TAL.
Pour plus de détails, consultez notre guide sur les Frais de retard.
Prise en main de la conformité
Naviguer les règles uniques du Tribunal administratif du logement peut être complexe pour les propriétaires, qu'ils soient nouveaux ou expérimentés. Landager aide les propriétaires immobiliers à suivre leurs renouvellements de bail obligatoires, à rester conformes aux réglementations sur l'interdiction des dépôts de garantie et à calculer correctement les dépenses d'immeuble.
Comment Landager peut vous aider
Le cadre réglementaire unique du Québec — où les dépôts de garantie sont interdits, les frais de retard sont inapplicables et les augmentations de loyer suivent une formule complexe basée sur les dépenses — exige une tenue de registres méticuleuse et une stricte adhésion aux procédures du TAL. Landager simplifie la conformité en générant automatiquement le formulaire de bail obligatoire du TAL, en suivant la fenêtre de préavis de 3 à 6 mois pour les notifications d'augmentation de loyer, et en maintenant une piste d'audit numérique de toutes les communications entre propriétaire et locataire. Que vous gériez un duplex sur le Plateau Mont-Royal ou un immeuble à logements multiples à Laval, Landager vous assure de ne jamais manquer une échéance critique ou de violer par inadvertance le Code civil du Québec.
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