Divulgations obligatoires pour les locateurs au Québec
Guide des divulgations que les locateurs québécois doivent fournir aux locataires, notamment la Section G du bail sur le loyer antérieur.
Avis de non-responsabilité légale
Ce contenu est fourni à titre d'information générale et éducative uniquement. Il ne constitue pas un avis juridique et ne doit pas être considéré comme tel. Les lois changent fréquemment — vérifiez toujours la réglementation en vigueur et consultez un avocat agréé dans votre juridiction pour obtenir des conseils spécifiques à votre situation. Landager est une plateforme de gestion immobilière, pas un cabinet d'avocats.Informations vérifiées pour la dernière fois le : April 2026.
Contrairement à de nombreux États américains qui exigent une longue liste de divulgations environnementales et structurelles, le Québec consolide ses divulgations obligatoires directement dans le formulaire de bail provincial obligatoire. La règle de divulgation la plus importante concerne la transparence sur le loyer.
Avis juridique : Ce guide fournit des informations juridiques générales à des fins éducatives uniquement et ne constitue pas un avis juridique. Consultez toujours un avocat autorisé au Québec pour des conseils adaptés à votre situation. Informations vérifiées pour la dernière fois : mars 2026.
Le formulaire de bail obligatoire
Au Québec, tous les baux résidentiels doivent être rédigés sur le formulaire officiel publié par le Tribunal administratif du logement (TAL). Puisque le formulaire est standardisé, il invite automatiquement les locateurs à faire les divulgations nécessaires.
Section G : Divulgation du loyer le plus bas
La divulgation la plus strictement appliquée au Québec se trouve à la Section G du bail obligatoire (« Avis au nouveau locataire ou sous-locataire »).
Lors de la signature d'un bail avec un nouveau locataire, le locateur doit divulguer le loyer le plus bas payé pour le logement au cours des 12 mois précédant le début du bail.
Pourquoi c'est important : La loi québécoise permet aux nouveaux locataires de s'adresser au TAL pour faire fixer (réduire) leur loyer s'ils découvrent que celui-ci est significativement plus élevé que ce que le locataire précédent payait, sans justification. Le locataire dispose de 10 jours après la signature du bail pour s'adresser au TAL s'il juge la hausse abusive. Si le locateur a laissé la Section G vide, le locataire a deux mois à partir du début du bail. Si le locateur a menti dans la Section G, le locataire a deux mois à partir de la découverte du mensonge.
Exemptions à la Section G : Un locateur n'est pas tenu de divulguer le loyer antérieur si le logement se trouve dans un immeuble construit depuis cinq ans ou moins, ou si l'affectation de l'immeuble a été changée à résidentielle depuis cinq ans ou moins (la Section F du bail couvre ces exemptions).
Copropriété et règlements d'immeuble
Si le logement loué est un condominium (copropriété divise), le locateur a une obligation de divulgation cruciale. Avant la signature du bail, le locateur doit remettre au locataire une copie des règlements de l'immeuble (les règles de la copropriété). Si le locateur omet de les fournir, le locataire n'est pas lié par ces règlements, ce qui peut exposer le locateur à des amendes du syndicat de copropriété.
Divulgations sur l'habitabilité et l'état du logement
Bien que ces obligations ne soient pas formellement nommées « divulgations » de la même façon que les avis sur la peinture au plomb, le Code civil exige des locateurs qu'ils livrent le logement en bon état et dans des conditions habitables et salubres.
- Insectes et moisissures : Les locateurs doivent divulguer et traiter toute infestation connue (punaises de lit, par exemple) ou tout problème de moisissure avant l'emménagement du locataire. Louer un logement insalubre est illégal.
- Avis d'éviction ou de travaux majeurs : Si le locateur prévoit des rénovations majeures ou un changement d'affectation de l'immeuble, il ne peut pas louer le logement de mauvaise foi sans divulguer ces projets imminents.
Langue du bail
Au Québec, la Charte de la langue française garantit aux consommateurs le droit d'être servis en français. Par conséquent, le bail et toutes les divulgations connexes doivent être rédigés en français.
Cependant, le locateur et le locataire peuvent convenir expressément d'utiliser une autre langue, comme l'anglais. Le TAL fournit le formulaire de bail officiel en français et en anglais.
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Sources et références officielles
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